avril 13, 2009

Le vieux dicton dit : “On ne saurait pas être et avoir été…”.
L’horloge tourne, les années et les décennies passent. Si le karate peut être pratiqué tout au long de la vie, il est un moment où les reflexes se font moins vifs, où la jambe “monte moins haut” etc. Le kyokushin a toujours cultivé le mythe du combattant invincible, l’homme le plus fort du monde. On peut dès lors s’interroger sur la place réservée aux (très) anciens pratiquants, ceux pour qui les longues séries de kumite à frappe réelles sont de l’histoire ancienne…
“Cachez ce vieux que je ne saurais voir” résume très bien le sort trop souvent réservé aux aînés. Parfois cela se passe sans anicroche, l’ancien s’effaçant docilement pour “faire place”, parfois cela se règle comme chez les loups, le jeune chassant le vieux. Comme cet ancien entraîneur fédéral humilié en public et poussé à la démission par plus jeune et plus fougueux que lui…
L’attitude qui consiste à jeter comme un vieux linge les plus anciens est indigne d’un pratiquant de kyokushin. C’est sans doute ce sentiment qui a motivé Kaicho Royama lorsqu’il a réservé une place de choix au conseil exécutif de son organisation à Shihan Jacques Sandulescu, ami et disciple de la première heure de Sosai.
Sur la photo ci- dessus on peut voir Kaicho en compagnie de Shihan Sandulescu et de Shihan Bluming, deux hommes dont le parcours inspire de respect.
Suivons l’exemple de Maître Royama et respectons ceux qui ont oeuvré pour la diffusion du kyokushin…
“N’oublie jamais qui furent tes Sempais et tes Senseis…”
avril 13, 2009

Hé oui, lorsqu’on est un grand Maître et que l’on a son portrait affiché dans des centaines de dojos, on peut être parfaitement capable de se mêler aux enfants et de passer un bon moment de rigolade en leur compagnie.
Leçon d’humilité à ceux qui s’imaginent que les “dan” élèvent l’homme au dessus des autres et qui confondent respect et dévotion…
avril 3, 2009

Championnat du monde du 2 au 4 octobre 2009 à Budapest
Après avoir lancé aux quatres coins du monde des invitations à toutes les principales organisations de karate au KO, et après avoir reçu des réponses favorables de pas mal d’entre elles, le Kyokushin-kan passe au stade suivant :
Appel est lancé aux clubs et combattants de karate au KO… Il est aussi possible de procéder à des inscriptions individuelles (autrement dit sans passer par des sélections fédérales… ça c’est de l’open!). Les deux principales conditions sont les suivantes : être 4e kyu et avoir atteint l’âge de 18 ans.
Même si le tournoi dure trois jours et pourra de ce fait accueillir un très grand nombre de combattants, il convient de ne pas trop tarder à se manifester…
Le dossier d’inscription et les modalités pratiques (hébergement, règlements de la compétition etc.) peuvent être obtenues auprès de
Sensei Sandor Brezovai
Koztarsasag u. 19,
H-6600 Szentes
(phone) 36-63-560-090
(fax) 36-63-562-855
brezovai@vnet.hu
OSU
mars 28, 2009

Le WE dernier avait lieu un open de karate Shidokan à Besançon.
Plusieurs écoles représentées : le Kempo, le Shidokan (évidement), le Mumonkai, le Byakuren et … le Kyokushin-kan.
En effet deux courageux Bordelais : Vincent et Thibaut ont fait le déplacement avec leur coach Florent. Ils ont fait forte impression, l’un obtenant une victoire par KO (shita tsuki au foie), l’autre devant s’incliner sur clé de bras après s’être très bien comporté face à un combattant élite habitué aux podiums internationaux.
Combattant dans des règles qui n’étaient pas les leurs (saisies, travail au sol et clés autorisées), nos deux combattants ont démontré leur polyvalence et leur refus de se cantonner dans un travail ”formaté” à l’excès…
La place d’un karateka kyokushin n’est pas seulement parmis les karatekas kyokushin. C’est la raison pour laquelle la désormais traditionnelle épreuve annuelle des trente combats du Kyokushin-kan France est réalisée en étroite collaboration avec nos amis du krav-maga…
mars 26, 2009

Du 2 au 4 octobre se déroulera le championnat du monde kyokushin.
La présence annoncée de 20 (!) organisations différentes justifiera pleinement l’appellation “open” de ce championnat.
Large publicité, invitations à toutes les principales organisations de karate au ko, tous les ingrédients sont rassemblés pour voir s’affronter les meilleurs d’entre les meilleurs…
D’ores et déjà la Fédération Française de Kyokushin-kan menée par Florent Bohler a commencé le travail de sélection et de préparation du Team France. Nous suivrons cela de près et nous les encourageons avec un grand “Osu” qui vient du coeur…
La photo ci-dessus ne manquera pas d’émouvoir certains anciens. Voir ainsi des dirigeants d’organisations mettre de côté leurs dissensions pour mener à bien un projet commun laisse entrevoir un avenir radieux au karate au KO… C’est une ère nouvelle qui commence…
Domo arigato Kaicho Royama
mars 26, 2009

Comme plusieurs intervenants l’ont souligné, le pratiquant de kyokushin a, une fois un certain niveau atteint, le devoir de transmettre son savoir. D’une part parce qu’il est logique de donner après avoir reçu, mais aussi et surtout parce que le pratiquant de kyokushin croit aux bienfaits de la diffusion de son art dans la société. Le kyokushin véhicule certaines valeurs dont la diffusion ne peut qu’améliorer notre société.
L’exemple vient d’en haut, c’est donc tout logiquement que Kaicho Royama a restauré la KYOKUSHIN SHOGAKUKAI FONDATION, association sans but lucratif oeuvrant pour la jeunesse.
Kaicho Royama, qui s’est forgé une réputation comme combattant redoutable, est aussi un pédagogue hors pair. On peut aisément le comprendre, Shihan Hiroshige, qui a formé plusieurs des plus grands combattants que le kyokushin ait connu, se passionne pour la transmission du kyokushin… Avec ces deux chefs de file, rien d’étonnant à ce que la qualité de l’enseignement soit un peu la “marque de fabrique” du Kyokushin-kan. Pas question de fédérer des dojos sans leur offrir un suivi technique de qualité. La politique du kyokushin-kan pourrait être illustrée comme suit : ne semer que ce qu’on pourra arroser. C’est la raison pour laquelle “Kyokushin-Kan” sera toujours bien plus qu’un simple logo sur un T-Shirt ou qu’un simple en=tête de site internet…
février 16, 2009
L’appartenance à un groupe est essentielle dans la pratique des arts martiaux. On progresse beaucoup plus facilement aux côtés de frères d’armes. L’émulation est nécessaire en karate. La motivation se transmet et s’entretient au contact des autres. Chaque pas franchi par un individu profite à la collectivité, il n’y a qu’ainsi qu’on peut s’approcher de la vérité ultime…
Mais attention aux dérives sectaires! Dans le monde des arts martiaux le pas est vite franchi. Quand peut-on dire que l’on est un pratiquant d’art martiaux sectaire? Voici certains indices qui peuvent nous ouvrir les yeux…
Si vous êtes persuadés d’être parmis les rares élus à détenir la seule, l’Ultime Vérité et que tout ce qui se fait ailleurs est “inférieur” : méfiance!
Si vous avez tendance à systématiquement classer les pratiquants en deux catégories : ceux qui ont raison (vos potes comme par hasard) et ceux qui ont tort et qui font n’importe quoi: méfiance!
Si vous vous sentez toujours obligé d’évaluer la prétendue authenticité des autres pratiquants (à quelle organisation appartient-il? Son grade est-il reconnu par les japonais?…) : méfiance!
Si vous pensez que c’est mal de faire autre chose que ce qu’on a toujours fait et qu’il n’y a que la stricte pratique copiée-collée des anciens qui est bonne : méfiance!
La liste peut être longue…
La grande famille du Kyokushinkan, si elle vise la cohésion, la fraternité de ses membres, si elle croit très fort en ce qu’elle fait, elle n’en reste pas moins ouverte aux autres. Pour preuve son initiative de rassembler toute les écoles de “jissen karate” en un unique et véritable championnat du monde qui aura leu en Hongrie en octobre. ..
février 16, 2009

Le karate n’est pas un art figé… heureusement!
Il s’enrichit (ou se déteriore) grâce aux recherches des pratiquants et enseignants.
Un grand karateka a synthétisé trente année de pratique au plus haut niveau en une méthode moderne et attractive : le karate contact. Comme Sosai Oyama l’avait fait il y a bien longtemps, Dominique Valera réintroduit la pratique des uppercuts et des crochets dans le karate, et balaye d’un revers de la main la pratique du “on arrête dès qu’un protagoniste a touché l’autre”. Les low-kick quittent la catégorie des techniques interdites…
Une nouvelle façon d’envisager le karate que les pratiquants de kyokushin pourront trouver intéressante.
http://www.karate-contact.eu
janvier 25, 2009
En intro voici le lien vers une vidéo d’un sensei très très réputé (pas shotokan)
http://www.youtube.com/watch?v=TmixBooCeLg
Ce sensei fait salle comble à chaque stage organisé. Son très très haut niveau ne fait aucun doute…
L’action filmée ici ne nous démontre pas que ce sensei est un charlatan (ce n’en est pas un), mais plutôt qu’un charlatan ne risque jamais de se faire “démasquer” lorsqu’il prodigue son enseignement. Le sensei, surtout s’il a les yeux bridés, arrive en terrain conquis… Quoiqu’il fasse, quel que soit le contenu de son enseignement, les stagiaires sont admiratifs. Lorsque le sensei a besoin d’un “UKE”, celui-ci est tellement coopératif que cela en devient même ridicule (voir vidéo).
Il m’est déjà arrivé de suivre des stages (très coûteux) de sensei nippons bardés de “dan”, et d’être très déçus. Ces sensei bedonnants démontrent peu de choses, s’attardent énormément sur des techniques de niveau ceinture blanche, passent beaucoup de temps à parler (la traduction multiplie parfois par trois le temps de interventions). Le peu de fois où ils prennent le risque d’appliquer leurs techniques sur partenaire, la démonstration est réussie d’avance tant le partenaire est coopératif… Ma déception grandit encore plus quand à la fin du stage je dois supporter les commentaires ravis des stagiaires complètement sous le charme…
Voici donc mon coup de gueule : gardons l’esprit critique que diable! Ce n’est pas parce que sensei untel est japonais qu’il est nécessairement excellent. Ce n’est pas parce qu’il a été l’élève d’untel ou untel, qu’il est Xè dan qu’il est nécessairement un expert (certains grades sont parfois accordés pour “services rendus”)… Essayons d’aborder un stage avec l’esprit objectif. Ce n’est pas un manque de respect… Laissons ces experts nous montrer réellement qui ils sont… Lorsque je participai à un stage dirigés par Tabata shihan ou Shishinohe shihan, je fus particulièrement impressionné. Non pas par leur carte de visite ni par le nombre de barrettes sur leur ceinture mais tout simplement par leur niveau incroyable…
Bien sûr il ne faut pas sombrer non plus dans l’excès inverse, en mettant en doute systématiquement les compétences des plus grands, mais il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître quand un maître de stage n’est pas convainquant… Soit parce qu’il n’a pas le niveau ou qu’il est trop fade pour donner suffisament de sa personne pour être crédible…
janvier 25, 2009

La méthode de Sosai Oyama est assez rude. On travail dur, le corps et l’esprit sont parfois soumis à rude épreuve…
C’est la raison pour laquelle on peut s’interroger : la méthode est-elle adaptée aux enfants?
Encore une fois, il faut s’en remettre à l’intelligence et au sens des responsabilités de l’enseignant. Il n’y a pas de contre indication, l’enfant est tout à fait à même d’assimiler les techniques de karate kyokushinkai. Cependant (et c’est valable à tous les styles de karate), il ne faut en aucun cas que l’enfant soit considéré comme un adulte miniature… Le travail doit être adapté. Il serait totalement irresponsable de demander à un enfant de 7 ans et demie de frapper de toute ses forces sur une planche en bois, pour ensuite affronter sans protections dans les règles du full contact son petit camarade du même âge.
Il est bien assez tôt de s’engager à 100% dans la voie du full contact une fois la croissance terminée. Avant cela, un travail adapté, et une initiation progressive et prudente au karate dit de “contact” est possible, mais avec précaution!
Dans l’esprit de certain puriste, une étude du kyokushinkai qui n’intègre pas la dimension “full contact” n’est pas vraiment une étude du kyokushinkai. Ce n’est “que” du karate, pas “LE” karate de Sosai Oyama. Ce point de vue est défendable… A mon sens nous sommes karatekas avant d’être karatekas kyokushin. Qu’importe si le karate qu’on enseigne aux enfants est plus soft que le pur et dur kyokushinkai! On peut poser chez l’enfant les bases solides de sa pratique future. Tout ce que l’enfant ou l’ado a acquis facilitera plus tard sa recherche de la Vérité Ultime.
Attention cependant au risque de saturation chez l’enfant. Combien de jeune prodiges du karate n’ont pas brusquement arrêté à quatorze ou quinze ans (après des débuts détonnants en compétition), ayant mieux à faire que des tsukis…