
Le vieux dicton dit : “On ne saurait pas être et avoir été…”.
L’horloge tourne, les années et les décennies passent. Si le karate peut être pratiqué tout au long de la vie, il est un moment où les reflexes se font moins vifs, où la jambe “monte moins haut” etc. Le kyokushin a toujours cultivé le mythe du combattant invincible, l’homme le plus fort du monde. On peut dès lors s’interroger sur la place réservée aux (très) anciens pratiquants, ceux pour qui les longues séries de kumite à frappe réelles sont de l’histoire ancienne…
“Cachez ce vieux que je ne saurais voir” résume très bien le sort trop souvent réservé aux aînés. Parfois cela se passe sans anicroche, l’ancien s’effaçant docilement pour “faire place”, parfois cela se règle comme chez les loups, le jeune chassant le vieux. Comme cet ancien entraîneur fédéral humilié en public et poussé à la démission par plus jeune et plus fougueux que lui…
L’attitude qui consiste à jeter comme un vieux linge les plus anciens est indigne d’un pratiquant de kyokushin. C’est sans doute ce sentiment qui a motivé Kaicho Royama lorsqu’il a réservé une place de choix au conseil exécutif de son organisation à Shihan Jacques Sandulescu, ami et disciple de la première heure de Sosai.
Sur la photo ci- dessus on peut voir Kaicho en compagnie de Shihan Sandulescu et de Shihan Bluming, deux hommes dont le parcours inspire de respect.
Suivons l’exemple de Maître Royama et respectons ceux qui ont oeuvré pour la diffusion du kyokushin…
“N’oublie jamais qui furent tes Sempais et tes Senseis…”